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Patrimoine Mondial Unesco

Et de deux !

Après les Fortifications Vauban en 2008,
c’est désormais un autre fleuron de l’histoire grand bisontine qui est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO : le savoir-faire horloger.

Quand Vauban dessine la ville

Inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO avec l’enceinte urbaine et le Fort Griffon de Besançon depuis le 7 juillet 2008, la Citadelle de Besançon est l’une des plus belles citadelles fortifiées de Vauban.
Au total, 10 kilomètres de murailles ponctuées de demi-bastions, tenailles, guérites, courtines, tours et autres demi-lunes…
L’architecture de la Citadelle et son cadre naturel et paysager en font l’un des chefs d’oeuvre de Vauban.
Perchée sur un anticlinal qui surplombe la ville de plus de cent mètres, la forteresse s’étend sur onze hectares. Au-delà de la fameuse citadelle, c’est toute la ville que l’architecte et stratège militaire a dotée d’une structure défensive. Considérant la configuration singulière de la cité enserrée dans une boucle du Doubs, Vauban érige une enceinte urbaine destinée à protéger la rive gauche de la rivière, renforcée de six tours bastionnées.
Il prévoit encore la construction d’un quai prestigieux, le quai Vauban, ainsi qu’une seconde citadelle sur la colline de Battant, le Fort Griffon. Au total, et en plus de la Citadelle, subsistent aujourd’hui 18 sites clés qui ponctuent les fortifications et renforcent l’étonnante identité architecturale de la cité. De la Porte taillée, sur la rive gauche en amont de la Boucle du Doubs, à la Tour Notre-Dame sur la même rive à l’autre extrémité du méandre de la rivière, en passant par la Porte et les fortifications de Battant, sur l’autre rive et en contre-haut de la ville, c’est une formidable promenade à travers Besançon et son histoire.

Patrimoine Mondial Unesco

Le Réseau des sites majeurs de Vauban

Chaque site fortifié par Vauban présente une facette de l’œuvre du génial architecte, complémentaire des autres.
Créé en novembre 2005, le Réseau des Sites Majeurs de Vauban est une association loi 1901 qui fédère les 12 sites fortifiés par Vauban inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.
Le réseau est destiné à coordonner les actions en faveur de la conservation, de la gestion et de la mise en valeur de ce patrimoine architectural, urbain et paysager exceptionnel. Depuis le 30 octobre 2014, le Réseau Vauban a reçu du ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche un agrément national au titre des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public.

Les savoirs-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art labelisés

Le 16 décembre 2020, l’UNESCO a inscrit les savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Cette inscription met en valeur une tradition vivante emblématique de l’Arc jurassien franco-suisse.

La candidature a été considérée comme exemplaire par l’UNESCO grâce à sa nature transfrontalière.

les savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art

Les savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art comprennent l’artisanat horloger situé le long de l’Arc jurassien de Genève à Schaffhouse, de Bienne à Besançon mais aussi la fabrication d’automates et de boîtes à musique, caractéristique de la région de Sainte-Croix. A la croisée des sciences, des arts et de la technique, ces savoir-faire conjuguent des compétences individuelles et collectives, théoriques et pratiques, dans le domaine de la mécanique et de la micromécanique. Dans cet espace franco-suisse, une grande diversité d’artisans, d’entreprises, d’écoles, de musées et d’associations valorisent et transmettent ces techniques manuelles à la fois traditionnelles et tournées vers l’innovation. Si les savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art ont en premier lieu une fonction économique, ils ont aussi façonné la réalité sociale quotidienne des régions concernées.

Les savoir-faire en mécanique horlogère en Franche-Comté

L’activité horlogère se perpétue à Besançon et dans le Pays horloger depuis plus de deux siècles, marquant aussi bien
l’architecture que l’activité économique, l’enseignement et la recherche qui singularisent aujourd’hui encore le
territoire. Le Musée du Temps présente des collections d’une richesse remarquable, l’Observatoire de Besançon est
aujourd’hui encore l’un des trois établissements dans le monde à homologuer les mouvements. Cette certification est
reconnaissable depuis 1897 par la gravure du célèbre poinçon de la vipère.
L’horlogerie franc-comtoise concentre 80 % de la filière française. Les activités de recherche (FEMTO-ST et UTINAM)
et d’enseignement initial et continu (UFC, ENSMM, AFPA, Lycée Edgar Faure…) témoignent également de sa vivacité.
On dénombre une cinquantaine de sociétés (PMI et PME) liées à l’horlogerie dans le bassin du Grand Besançon et une
trentaine de sociétés dans le Haut-Doubs dont une quinzaine spécialisées dans la montre mécanique, ainsi qu’un
certain nombre d’artisans indépendants (horlogers complets et restaurateurs). L’activité de sous-traitance est très
marquée, la filière luxe (en particulier la maroquinerie) caractérisant également notre région. On note l’arrivée
progressive d’une nouvelle génération d’horlogers davantage portée sur le design et la finition esthétique. Enfin, dans
tout l’Arc jurassien, on apprécie le travail bien fait et le vocabulaire de tous les jours portent les traces d’une « identité
horlogère commune » : t’as meilleur temps, ça se goupille bien…